Maman à Bébés Méduses Land, pas de tout repos.

Il est souvent difficile d’imaginer avant d’y être, comment est le quotidien d’un « parent à la maison à temps plein ».  Si on ne compte pas le ménage, la lessive, les repas, les courses, les devoirs, les tétées, le management, la médiation, le taxi, le bricolage, le jardinage, il/elle ne « travaille pas ».

Alors le soir vous pensez bien, on n’est pas fatigué.

J’avais  bouclé les quatre gaminous dans leur lit-bocal respectif de bébés méduses (si mignonnes en aquarium, apportant lumière et vie, et néanmoins irritantes). de façon inespérée à 20h30 après une journée « pleine d’animation et de rebondissements ». Alors que je m’apprêtais à débarrasser et ranger la cuisine, j’ai croisé Frère 2 qui avait une question urgente sur Dieu. Nous voilà donc partis sur le sujet pendant bien une demi-heure.

Je me redirige vers la cuisine en demandant en passant à Frère 1 d’éteindre bientôt pour dormir… et c’est Frère 3 qui m’appelle : il a le nez qui coule. Je sors de la chambre de Frère 3… et c’est Miss Couettes qui se met à pleurer. J’essaie de la bercer mais elle veut le sein, donc tétée. Je sors de la chambre de Miss Couette… et c’est encore Frère 3 qui a la gorge qui pique, je cherche un sirop, je le trouve pas, je lui dis « on attend demain », ça passe, ouf… Je rappelle à Frère 1 de dormir maintenant.

Je redirige mes pas vers l’Eldorado, discrète comme une souris rachitique (la souris, pas moi)… et c’est Miss Couettes qui repleure… Re-tétée mais ça ne suffit pas, elle a chaud donc je la change de tenue, puis elle ne veut pas dormir. Pendant que je me sens à cran, mon repas de demain attend de cuire et je n’ai pas encore pu mettre une seule assiette au lave-vaisselle.

Je décide de prendre Miss Couettes avec moi à la cuisine, elle joue cinq minutes dans sa chaise haute et je me précipite pour charger le lave-vaisselle pendant ce temps. Pleine d’espoir, je commence à couper les tomates… mais elle pleure. Je prends les tomates dans mes bras et je la laisse. Pardon c’est l’inverse: je la prends dans les bras et je laisse les tomates, mais les tomates pleurent. Euh non. Enfin bref, elle pleure encore. Je la couche sur un matelas près de moi et j’essaie de finir de préparer mon crumble-tomate tout en surveillant le gâteau au four. « -Frère 1, éteins, punaise, demain y a école ! – Mais mamaaaan, demain j’ai sport et mon jogging est sale ! »

Il accepte de rester vers Miss Couettes pendant que je descends à la buanderie gérer la lessive en râlant (oui je râle. Enfin, je râlais NDLR). Sur ce, le papa qui travaillait tard ce soir arrive enfin, il est 22h30…… Mon sauveur aaaahhhhhhh… Il est tout content de voir sa marmaillette, mais voilà que la médusette ne veut pas de son papa, ça aurait été trop simple. Je redonne le sein, quelque peu nerveuse.

Je pus enfin m’éclipser pour finir de cuisiner, alors que Miss Couettes s’endormait sur le lit avec papa fatigué aussi et je filai sur mon PC une fois le plat au four, où du boulot m’attendait pour un cadeau photo urgent à réaliser. Il restera encore la lessive à étendre dans 1h30…

Je suis donc finalement moi aussi tentaculaire, vous savez la maman-méduse à 8 bras (enfin, « filaments », c’est encore mieux, ils ont la fonction éclairage en plus) pour tout faire très vite et en même temps si possible : cerveau peu développé, structures sensorielles très élaborées. Et je paralyse mes proies, ah mince non ça marche pas vraiment, ça, apparemment.

Mais je ne « travaille » pas, alors j’ai tout mon temps, vous pensez bien.

EM


Soutiens le blog grâce à 1 !

 Financer un blog Paypal Blog Perles Pacifiques

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *